12.12.2006

La tendance du marché immobilier en Bretagne

medium_camemb2.gifDans son dernier communiqué de presse, la Chambre des notaires de Paris évoque certaines disparités entre les régions : « Est-il, en effet, besoin de rappeler qu’en 2005, 43 000 permis de construire ont été autorisés en Bretagne, qui ne regroupe que 3 millions d’habitants, contre 46 000 en Ile de France qui en compte 12 millions ? ». Mais cette vitalité de la construction neuve, que semblent jalouser les Parisiens, fait aussi partie des raisons qui conduisent la Bretagne à connaître actuellement, de manière beaucoup plus sensible que dans biens d’autres régions, un revirement de son marché immobilier…
Cette première enquête sur la tendance du marché en Bretagne, à laquelle 45 notaires ont répondu, laisse apparaître une tendance à la baisse des prix. Ces résultats confirment ceux établis par le BIPE, dans une étude présentée à la presse en septembre dernier sous le titre « Immobilier 2006 : premiers signes de retournement ? ». Les économistes de ce très sérieux bureau d’études y estiment, qu’au plan national, en supposant des prix stables sur le dernier trimestre, la hausse des prix ne dépasserait pas 6% en 2006, mais qu’une baisse supérieure à 4% se produirait en 2007.
La Bretagne apparaît ainsi comme l’une des premières régions touchées par ce retournement. Et cela en dépit de sa vitalité ! Rappelons en effet qu’en termes de taux de croissance, la Bretagne (2,7%) et les Pays de la Loire (3,1%) comptent parmi les régions françaises ayant connu la plus forte évolution de cette décennie. De plus, sur le plan démographique, grâce à leurs excédents tant migratoires que naturel, ces deux régions sont remarquables de dynamisme tout comme la région Provence/Alpes-Côte/d’Azur (PACA). Cette dernière est toutefois nettement moins à l’honneur au niveau de la redistribution des richesses car ce sont les populations alsacienne et bretonne qui sont de loin les moins concernées par la pauvreté avec 4% de CMU (couverture maladie universelle) contre 11% en région PACA.
De ce fait, les vents qui soufflent de l’Ouest, souvent bienfaisants pour l’ensemble du territoire, sont parfois annonciateurs d’évolutions contrariantes.


Bernard Thion
NDLR : cette enquête porte sur les mois de septembre-octobre, elle a été rédigée le 12 novembre 2006.

http://www.immonot-bretagne.com

05.10.2006

Immobilier - en attendant l'accalmie

Les dernières statistiques des prix bretons de l'immobilier, établies au 1 er juin, font état d'une hausse record de 15 à 20 % sur un an. La dernière flambée avant l'accalmie ? C'est ce qu'annoncent -et espèrent- les notaires bretons, qui constatent un assagissement du marché depuis le début de l'été. Analyse et explications avec Pierre-Luc Vogel, président du Conseil régional des notaires.

Propos recueillis par M Le Bloas dans le Télégramme du 4/10/06

Comment se traduit le ralentissement du marché ?

Pierre-Luc Vogel : Le comportement des acheteurs a changé. Ils sont bien informés, plus prudents, moins pressés, et moins nombreux. Là où un bien suscitait l'intérêt d'une dizaine de candidats, ils sont aujourd'hui 3 ou 4. La durée moyenne d'une transaction est passée de deux à quatre mois, le temps nécessaire pour que le vendeur révise ses prétentions à la baisse. Au cours des quatre derniers mois, le volume des ventes a baissé de 20 % environ. Nous pensons que l'augmentation des prix sur le 2e semestre pourrait tomber en-dessous des 10 %.

Quelles sont les causes de cette tendance vers le retour au calme ?

L'augmentation des taux d'intérêt a une incidence mais elle reste limitée, le coût du crédit demeurant raisonnable. La faible rentabilité du locatif, qui représente 10 à 15 % des achats dans l'ancien, dissuade certains investisseurs. Le marché était déjà peu spéculatif, il va l'être moins encore. Mais ce sont surtout les capacités financières des acheteurs qui approchent de leurs limites : les banques ne prêtent pas au-delà d'une charge de 33 % sur le revenu du ménage, et les refus de prêt sont de plus en plus nombreux.


N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques sur le sujet.

Vous trouverez des informations complémetaires sur:
www.bretagne.com